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5 minutes pour comprendre la réforme de la formation 2018

5 minutes pour comprendre la réforme de la formation 2018

Comprendre la réforme de la formation

La « Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel mazette » … ça vous dit quelque chose ? En clair, il s’agit de la  réforme de la formation publiée le 6 septembre dernier et applicable pour partie dès l’année prochaine.

Que vous soyez responsables RH, salarié, formateur indépendant, ou simple curieux, on vous dit tout sur cette réforme “coup de poing” qui se veut « le big bang de la formation”.

Prêt.e pour un tour d’horizon ? Voici en 3 ARRÊTS les points clé de la réforme.

 

1/ 1er arrêt : définir son parcours de formation

Une formation ? Oui mais pour quel objectif ?

Comme dans un sujet de philo, pour bien aborder la dissert’, il faut d’abord analyser les termes. On ne parlera bientôt plus de “plan de formation”, mais de promouvoir le “développement des compétences ». Derrière la sémantique, la réforme propose un changement de paradigme. En clair, on ne parle plus du “moyen” mais de la “finalité”. On pense désormais par “objectifs” et on élargit le spectre des modes de formation.

En pratique, la réforme donne une nouvelle orientation à l’action de formation” qu’elle définit maintenant comme “un parcours pédagogique permettant d’atteindre un objectif professionnel”. Ce parcours pédagogique laisse plus de marges de manoeuvre dans les modalités d’organisation :

> Formation  totalement ou en partie à distance (FOAD) : pour reconnaître la place prise par le e-learning dans les dispositifs de formation

> Formation en situation de travail (FEST) : pour ancrer davantage dans la pratique professionnelle

> Possibilité enfin pour le salarié, dans le cadre d’accord collectif ou individuel, de réaliser une formation hors temps de travail dans la limite de 30h

C’est donc une simplification de la politique de formation de l’entreprise qui est en marche. Le plan de formation ne sera plus divisé entre “actions d’adaptation au poste de travail”, “actions de développement des compétences”, “périodes de professionnalisation” (qui deviendra obsolète). Les parcours et formations aux soft skills, qui font le lien entre développement personnel et efficacité professionnelle (voir notre formation “Développer son bien-être au travail”) ont donc le vent en poupe.

 

2/ 2e arrêt : des démarches simplifiées 

De quoi encourager les entreprises à former leurs salariés !

Au LAD, on se dit que cette réforme souhaite apporter, in fine, plus d’agilité. Réduire le nombre d’intermédiaires pour passer du “fiscal” au “social” selon les mots du gouvernement.

Question finance, on révolutionne le système en mettant la collecte des fonds par les  OPCA au placard. Ce sera bientôt l’URSSAF qui assurera la collecte de l’intégralité de la contribution. Plus de cotisations “formation professionnelle » d’un côté, “apprentissage” de l’autre, versée aux OPCA ou OCTA. La cotisation sera unique et fusionnée aux autres cotisations sociales.

Cette cotisation unique sera aussi pour tout le monde ! La réforme veut mettre en place le principe de mutualisation asymétrique : les entreprises de + de 50 salariés viendront contribuer au développement des compétences des salariés des petites entreprises, à taux variable. Un principe de solidarité novateur.

La réforme s’appliquera également au CPF qui sera repensé. Comptabilisé en Euro (et non plus en Heures ! à la bonne heure) et mobilisé par les bénéficiaires (salariés, demandeurs d’emploi, travailleurs indépendants etc.).

Moins de fiscalité au profit du social, c’est le maître mot de cette réforme. On engage les entreprises à valoriser et engager leurs salariés vers des actions de formation. Evolution de l’entretien professionnel, qui deviendra obligatoire tous les 2 ans avec attentes de résultats concrets de la part de l’entreprise sous peine de sanction. C’est le dialogue et la co-construction entre l’entreprise, le salarié et les futures opérateurs de compétences (ex-OPCA) qui est souhaité avec cette réforme.

La bonne nouvelle, c’est que les moyens proposés, eux aussi, évoluent !

 

3/ 3e arret : des circuits collaboratif et digitaux

Bientôt des moocs et des formations 100% en ligne

Moderniser, flexibiliser, autonomiser les circuits et les modes d’apprentissage. Plusieurs projets sont toujours en pourparlers : éligibilité des MOOCS au CPF, paiement en ligne, mise en place d’un forum et de notation des pairs. C’est une belle évolution des supports et modes de formation qui est proposée !

L’application de ses mesures reste en discussion jusqu’en octobre 2019, le temps aux organismes de rendre leur avis et proposition. Grâce à la réforme du CPF et du mode opératoire, chaque individu pourrait alors choisir sa formation sur les recommandations de ses pairs. Un système collaboratif qui donne le pouvoir aux utilisateurs aussi bien qu’aux organismes : ne parlerait-on pas ici d’une gouvernance partagée de la formation ?

En tous cas, au LAD, nous n’avons pas attendu la réforme pour répondre à l’appétence des salariés avec des parcours originaux de formation comme notre programme blended learning sur l’audace et la confiance en soi, qui mélange ateliers en présentiel et coaching en ligne sur 8 semaines. Il reste à savoir si les acteurs traditionnels de la formation sont également prêts à prendre le train en marche.

 

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