Quand les moines inspirent les entreprises…

Quand les moines inspirent les entreprises…

Que peuvent nous apprendre de la vie, des personnes qui ont décidé de se retirer du monde ?

C’est la question que se pose Sébastien Henry, dans son ouvrage « Quand les décideurs s’inspirent des moines ». Avec pour sous-titre : « 9 principes pour donner du sens à votre action ».

Un voyage à contre-courant

Dans la société hyperactive et hyper-connectée dans laquelle nous vivons, de plus en plus de personnes ont le désir fort de « décrocher » et de « débrancher » leurs objets numériques. En effet, nous zappons d’une « app » à l’autre, visionnons un clip ou une notification que l’on va vite oublier… et tout cela à la vitesse de la fibre. En conséquence, on s’essouffle, on s’épuise. Finalement, on perd peu à peu de vue nos priorités.

Et si on s’accordait la possibilité de vivre la vie que l’on souhaite vraiment ? Une vie en accord avec nos valeurs. Certaines personnes ont fait la démarche de se connecter à leurs vrais objectifs de vie. Ce sont les moines et les moniales.

Croyant ou non, nous sommes nombreux à être interpellés par le « style de vie » des moines dont Sébastien Henry retient notamment neuf principes : vie en communauté, solitude et silence, prière et méditation, étude, amour et compassion, stabilité, obéissance, pauvreté et hospitalité.

Comment s’inspirer des moines pour vivre une vie qui a du sens ?

Regardons de plus près deux principes évoqués par l’auteur.

SOLITUDE et SILENCE. Le moine (du grec « monos » : seul) est plongé dans un environnement de silence toute sa vie.

Et nous ?

… Posons-nous ces questions : combien d’heure en moyenne suis-je seul au cours d’une semaine ? Dans une journée ?

Et ce temps seul, comment est-ce que je le comble ? Est-ce en navigant sur la toile, en écumant mes mails, en écoutant un podcast, de la musique, en faisant des achats, du sport, en lisant même ?

En somme, me reste-t-il du temps à vivre, seul, en silence, sans rien faire ? Pourquoi le silence et l’inactivité sont-ils nécessaires ? C’est la condition pour permettre l’ouverture d’un espace intérieur. Le silence ouvre des connexions avec le passé, proche ou lointain. Des informations cruciales peuvent se révéler à notre conscience bien éveillée : ce qui me tient à cœur (mes aspirations profondes), ce qui est essentiel pour moi. Finalement, mes priorités de vie.

Comment faire ?

Un petit exercice simple, à renouveler chaque matin, consiste à se réveiller dix minutes plus tôt que d’habitude et à demeurer, seul, dans le silence. Si ce n’est pas possible, on peut aussi consacrer une heure de son week-end à aller marcher seul en forêt. Le portable étant resté à la maison bien sûr !

PAUVRETE. Pour les moines, l’accumulation des biens est un obstacle majeur au progrès spirituel et ne rien posséder apporte la libération du cœur et lève l’inquiétude.

Et nous,

… Si nous voulons nous libérer, pas de doute, il faut se délester ! Des richesses matérielles ? Oui mais pas seulement. De l’égo aussi qui est un obstacle majeur à la joie et la sérénité.

Comment faire ?

Pierre Rabhi, avec le concept de « sobriété heureuse » nous montre la voie pour vivre mieux avec moins de choses. L’expérience des « minimalistes » est intéressante à observer. Essayons aussi de moins viser l’ambition de notre croissance extérieure (qui satisfait l’égo) que notre croissance intérieure. Pour plus de joie de vivre, plus de sérénité.

Des séminaires d’entreprise en monastères

Il y a des livres qui vous changent ! L’ouvrage de Sébastien Henry en fait partie. J’ai décidé de m’inspirer de la pratique des moines dans ma vie actuelle, comme le suggère l’auteur.

Par exemple, depuis la fin d’année dernière, chaque mois, j’effectue un « retrait stratégique » du monde dans un lieu d’accueil spirituel où le silence règne, où le calme est roi et où l’environnement naturel est beau et majestueux. Bien sûr, je délaisse mon portable et je quitte les écrans. Cela ne dure que 24 heures, c’est du domaine du possible !

Un temps pour déconnecter de l’immédiateté et reconnecter au temps long, pour déconnecter du moi égotique et reconnecter au vrai moi, au moi profond, au moi réel et sans fard, à l’essentiel.

L’ouvrage pose la question du « rôle » des moines, dans notre monde. Question légitime dont la réponse est limpide pour moi qui a la chance de les fréquenter souvent : les moines apportent la joie et la sérénité au monde (qui en a bien besoin). Et ils font la preuve, par leur propre vie, qu’un autre mode de vie est possible.

Pour en avoir le cœur net, je vous invite à venir à leur rencontre !

monaSTAY propose de vous aider à franchir la porte du monastère et de vous accompagner pendant un séjour où vous allez déconnecter et vous ressourcer. Car notre mission est simple et claire : vous aider à prendre soin de vous-même, donc de votre intériorité.

Vous voulez changer le monde ? C’est possible et cela commence par vous changer, vous ! Vous connaissez la réponse de Mère Teresa à un journaliste lui demandant : « Quand vous voyez tout ce qui se passe dans le monde, que faudrait-il changer pour que ça aille mieux ? »

Le regardant dans les yeux, avec ce regard à la fois malicieux et plein d’amour qui pouvait être le sien, elle lui répondit : « Mais vous et moi, cher Monsieur ! Ce qu’il faut changer, c’est vous et moi ! »

Aymeric Dognin

Fondateur de monaSTAY